Dès 2006, Emerica lançait son « Wild Ride » et faisait enfourcher de grosses bécanes à sa clique de pro-skateurs pour promouvoir leur collection de souliers, de park en park, à travers les États-Unis. Nous connaissions également le légendaire Max Schaaf et son atelier de custom' 4Q Conditioning. Plus tard, ce furent Leo Romero et Heath Kirchart qui conduisaient à une vitesse légale le nouveau Sportster de Harley Davidson, buvant des canettes sans marques et jouant au billard avec des mannequins aux cerveaux absents. Récemment, il y eut le Doin’ it Baja, trip mexicain diffusé sur Vice.tv, et je dois oublier bien des cas similaires.
Ce lien entre bécane et planche à roulettes ne pouvait indéfiniment rester inconnu du New York Times. L’invasion des tatouages, barbes, cheveux longs et jeans étriqués chez les skateurs a bien évidemment aidé ce rapprochement, mais pas seulement. On retrouve chez les deux parties une même obsession de la liberté, une imagerie forte, et surtout ce goût du minimalisme : rien que ma planche/moto et le monde s’ouvre à moi. Un article très intéressant, donc, et des liens qui valent le coup d’être mirés.
La pellicule regagne du terrain, une armée de jeunes photographes redécouvrent que l'arbitrage avantages / inconvénients de la Tri-X 400 peut s'avérer positif. Plus rares sont ceux qui décident de s'enfermer jours et nuits dans leur chambre noire pour écrire leurs nouvelles recettes, composant avec traitements croisés, urines dans le fixateur et crachats sur négatifs. Ellen Rogers appartient à cette race d'alchimistes et compte les plus grands parmi ses clients. Cela lui offre le luxe de l'arrogance mais l'esthétique systématique de son travail pourrait un jour se retourner contre elle : remettre au goût du jour des procédés anciens peut aussi faire office de cache-misère. Nous verrons bien, comme disait le gros Lino : " l'important c'est pas la performance mais la durée". Mais mine de rien, la perf' casse les reins.
Il aura fallu un trimestre à Li Xiaofeng pour réaliser le polo Lacoste le plus incroyable, et bien évidemment le plus cher, jamais produit : 100% porcelaine.
Entre mes doigts meurent les vestiges d'un gros El Credito dont la fumée vient s'ajouter au filtre de mes verres teintés. A mes pieds, la presse est éparse, abandonnée. Je lui ai préféré la rêverie, pour mieux laisser une petite musique s'installer dans ma tête.
Mélodie d'amour chante le cœur d'Emmanuelle
Qui bat cœur à corps perdu.
C'est bien de celle-ci qu'il s'agit, de celle des débuts, nous n'en sommes pas encore aux "caresses buccales et manuelles"...
Jules est parti aux Amériques et je joue au puits de science en lui transmettant mes bons plans. Cherchant les liens qui firent mes étés new-yorkais, je tombe sur la vidéo de Sognar sur le blog de Saturday, surf shop branché de Crosby St. Un Love Supreme contemporain bercé par le sublime "Eyes Without a Face" de Billy Idol.
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