"En plâtre, une danseuse arquée cherchait, sous des prétextes artistiques, à être luxurieuse."
Jacques Laurent : "Les corps tranquilles"
Par Foucauld
"En plâtre, une danseuse arquée cherchait, sous des prétextes artistiques, à être luxurieuse."
Jacques Laurent : "Les corps tranquilles"
Par Foucauld
13 juillet 2010 dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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Cette phrase est issue de «East of the Adriatic », le journal que Scott Bourne a tenu lors d’un voyage dans les Balkans et que les éditions 19/80 viennent de publier en l’agrémentant de photos prises par Bertrand Trichet et Sergej Vutuc.
Voyage et écriture ont toujours fait bon ménage. Chaque jour apporte son lot de nouveautés et le temps est limité ; deux ingrédients qui favorisent l’envie d’écrire et de concrétiser cette envie. La perfection n’est pas de mise, ce qui importe c’est d’écrire. Si c’est mauvais, tant-pis, on recommence le lendemain avec de nouvelles aventures ; et si l’ensemble n’est pas concluant, peu importe, il appartenait au voyage, what goes on tour, stays on tour. Ce dernier touche bientôt à son terme, il y en aura d’autres, on essayera une autre fois… Mais Scott Bourne n’en n’est pas à son premier périple, sa prose à eu le temps de se roder sur l’asphalte ou les cailloux des chemins buissonniers. Ses voyages sont l’imprévu même. Ils s’ébauchent sur un coup de fil et commencent dans la minute qui suit. Il n’ont pas forcement de destination. Ce sont des voyages, des vrais, pas des trajets. « Nous avons dessiné des cartes impossibles à lire sans connaître le désir d’aventure qui les a fait naître. »L’ouvrage est bilingue, disponible en ligne ICI et en librairie chez OFR, 7L et Spacejunk.
Par Foucauld
18 juin 2010 dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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"Elaine a l'air trop coriace pour t'attirer. Tu ne la trouves pas particulièrement gentille. Seulement, tu as tout de même envie de lui montrer que tu peux t'amuser comme tout le monde. Objectivement, tu sais qu'elle est désirable. Tu te sens donc plus ou moins tenu de la désirer. Là encore, il faut suivre le mouvement. Tu ne cesses de te dire qu'avec un peu de pratique, tu finiras par trouver ton compte dans les rencontres les plus superficielles, que tu renonceras à chercher le remède miraculeux, que tu cesseras de souffrir. Tu apprendras enfin à trouver ton bonheur dans les petits bénéfices des plaisirs sans lendemain."
Jay McInerney : "Bright Lights, Big City"
Par Foucauld
14 juin 2010 dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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" Thérèse eut peur qu'elle ait enlevé les cigarettes, avança la main vers la table : les cigarettes n'y étaient plus. Comment vivre sans fumer ? Il fallait que ses doigts pussent sans cesse toucher cette petite chose sèche et chaude ; il fallait qu'elle pût ensuite les flairer indéfiniment et que la chambre baignât dans une brume qu'avait aspirée et rejetée sa bouche. Balionte ne remonterait que le soir ; toute une après-midi sans tabac ! Elle ferma les yeux et ses doigts jaunes faisaient encore le mouvement accoutumé autour d'une cigarette."
François Mauriac, "Thérèse Desqueyroux"
Par Foucauld
(Photo : Nina Hartmann)
09 juin 2010 dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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"Beaucoup s'étonneront que j'aie pu imaginer une créature plus odieuse encore que tous mes autres héros. Saurai-je jamais rien dire des êtres ruisselants de vertu et qui ont le cœur sur la main ? Les "cœurs sur la main" n'ont pas d'histoire ; mais je connais celle des cœurs enfouis et tout mêlés à un corps de boue."
François Mauriac, introduction de Thérèse Desqueyroux.
Par Foucauld
(photo via)
31 mai 2010 dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)
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